vendredi 31 août 2007
La rentrée politique
Après la crise qu'ont traversée les marchés financiers de la planète, due en grande partie à la crise du crédit immobilier américain, après la libération des infirmières bulgares, la rentrée politique devrait s'annoncer plus tranquille, force est de constater que cela ne sera pas le cas.
Dans le secteur de l'Education nationale, le gouvernement risque de se confronter à de nombreuses grêves, notamment à cause de la suppression de poste annoncée. Le ministre avait d'ailleurs déclaré vouloir "réduire les heures de cours" pour faciliter cette mesure, mesure incompréhensible étant donné la défaillance du système scolaire français. Certes, des systèmes scolaires comme les système allemand ou italien connaissent des heures de cours moindres, laissant libre cours à l'art, au sport, l'après-midi notamment. Pourquoi ne pas faire de même au collège ? Le gouvernement n'a rien dit sur ce sujet, alors que l'école primaire a été fustigée dans un rapport récemment pour son manque d'efficacité face aux diffcultés des élèves : résultat de nombreux éléèves arrivent en sixième sans savoir lire, écrire le français, sans avoir de bases mathématiques nécessaires pour progresser. Le reste suit : des enfants placés en dehors du système scolaire et une baisse de niveau en conséquence du Bac et de l'Université.
La TVA sociale verra t'elle le jour ? C'est ce que nous verrons. Comment sera t'elle mise en place ? L'incertitude règne... Quand au fameux tarif plancher de l'impôt sur le revenu, rien de concret ne filtre mais le gouvernement y travaille apparemment. On restera attentif à l'application de la loi Dati sur les récidivistes.
Mais ce qui frappe le plus, c'est l'absence de communication sur le point de la dette publique : que va faire le gouvernement pour combler les trous du paquet fiscal ? On peut rester dubitatif alors que le Président est un as de la communication, communication qui lui permet d'ailleurs de disserter sur la plupart des problèmes qui se posent, de s'en emparer personnellement pour le résoudre de manière médiatique sans le résoudre réellement en fait. Bref une rentrée où le gouvernement sera attendu au tournant pour s'expliquer sur ces nombreux points. En attendant, la côte du gouvernement reste plutôt élevée.
Un dernier mot sur le Parti Socialiste : Michel Rocard a déclaré il y a peu que le PS "ne savait plus quoi dire" : je suis d'accord avec lui entièrement. Le PS connaît selon moi une crise sans précédent : idéologique et hiérarchique. Qui gouverne au PS, qui en est encore membre, toutes ces questions sont sans réponses alors que François Hollande va bientôt passer la main et que DSK entre dans la phase finale de la campagne pour le FMI.
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